jeudi 7 décembre 2017

Lettres de Mulay 'Arabî Al-Darqâwî


Nous aussi avons été juristes tout comme vous, et même plus mal disposés : nous dénigrions la condition des gens et nous flattions de la nôtre. Un grand nombre de gens furent ainsi [à leurs débuts], comme les insignes cheikhs et saints serviteurs de Dieu, ‘Izz Al-Dîn Ibn ‘Abd Al-Salâm, Abû Hâmid Al-Ghazâlî, Ibn ‘Atâ’ Allah ou Abû Al-Hasan Al-Shâdhilî, ainsi que d’autres personnes de leur rang – Dieu soit satisfait d’eux. Puis, lorsque Dieu eut ouvert leur regard intérieur, illuminé leur for intérieur et dissipé le voile de leurs illusions, ils se mirent à chercher l’existence de la laideur sans pouvoir en trouver trace.[1]
Écoutez, ô juristes, ce qu’à dit l’un d’entre eux : « Si l’on me demandait de voir un autre que Lui, j’en serais incapable, car il n’est rien qui coexiste avec Lui, rien que je pourrais voir [en dehors de Lui].
Un poète a dit également :

Connaissant le Seigneur,
Un autre je ne puis désormais contempler :
Proscrite est à mes yeux la vue d’altérité !
Uni, je ne crains plus quelque séparation ;
L’ayant atteint, ce jour, je demeure en l’union.



[1] Quelqu’un disait, se justifiant de ses critiques répétées : « Je ne fais que dire la vérité ! » - « Certes, lui répondit-on, mais tu choisis ces vérités que tu remarques entre milles autres. Si tu aspirais à la beauté, ton regard ne laisserait filtrer que les beautés et ta bouche n’aurait de cesse d’exprimer ta contemplation de la grâce. »

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