samedi 28 juin 2014

Amour détaché

Ibn ‘Atâ’ Allâh disait : « Il te permet de porter ton regard au sein des êtres, mais Il ne te permet pas d’arrêter [ta conscience] à ces êtres eux-mêmes. « Dis : observez ce qui se trouve dans les cieux. »[1] Dieu n’a pas dit : observer les cieux. »
À l’image du temps qui en est la représentation la plus évidente, le contingent demeure infiniment fuyant. Quant à l’éternel, il est cette infinie contenance des contingences qui ne cesse d’être dans les choses. Qui regarde les contingences, regarde donc le vide. Mais qui regarde la Présence éternelle au sein de celles-ci regarde Dieu.
C’est pourquoi la sublimation du regard conduit naturellement au détachement.
Dans la littérature soufie, la notion d’amour détaché se trouve parfois textuellement évoquée. Al-Junayd disait : « Dieu interdit l’amour à quiconque s’attache. » Mais elle est plus souvent exprimée à travers la notion d’amour de Dieu exclusif dont nous venons de parler, parce que celle-ci est plus complète et n’a pas le parfum d’infidélité que peu avoir la notion de détachement mal comprise.


Extrait de "l'amour universel, un cheminement soufi"


[1] Coran, 10 : 101.

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