dimanche 29 juin 2014

Ivresse spirituelle

Viens commensal et vois la volte des calices :
Les plus fiévreux amants de ma lie se nourrissent !
Qui à l’amour prétend, je domine et surpasse ;
Dieu, m’approchant de Lui, d’un regard me fit grâce.
Si quelqu’un croit pouvoir d’ardeur rivaliser,
Qu’il vienne à mon brasier sa flammèche opposer !
Par la lumière d’Ahmad, j’étais aux cieux sublimes ;
A porté de deux arcs se tenaient les intimes.
Des coupes de l’éros j’ai bu la quintessence.
Mon esprit fut grisé, et mon corps et mes sens.
Des convives j’étais l’obligeant échanson,
Prodiguant tour à tour l’amoureuse boisson.
Seul sur le seuil divin, clamant l’unicité,
On me dit : « Jîlânî » ! Entre, aimable invité.
Il n’est en mon propos nulle vaine gloriole,
Dûment autorisé je livre ces paroles !
Je n’en ais fait mention avant que l’on me dise,
Parle sans peur, aimé, la grâce t’est acquise !
Abdel Qader al-Jilani


Extrait de "l'amour universel, un cheminement soufi"

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